Minimalisme : 18 mois plus tard

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Bonjour bonjour,

Aujourd’hui, j’avais envie de discuter de minimalisme avec vous. Ce mot qui conjure des images d’appartements épurés, blancs bien sûr, de garde-robes monotones et d’armoires à moitié vides et bien ordonnées. Rien n’est faux dans ce scénario, mais il y autant de façons de vivre son minimalisme qu’il y a de gens sur la planète.

Le minimalisme est un style de vie qui nous amène à nous poser des questions sur ce qui est important pour nous. En éliminant le superflus, on arrive à se concentrer sur ce qui nous apporte réellement du bonheur : notre santé, notre entourage, nos passions, etc.

Est-ce que ça passe par une diminution du nombre de bibelots de chats hérités de votre grand-mère, qui prennent des heures à dépoussiérer et qui ne vous apporte aucun bonheur? Est-ce que ce serait plutôt de vendre votre voiture pour investir l’argent de vos mensualités en voyages à travers le monde? Est-ce que c’est d’arrêter d’acheter des vêtements pour chaque occasion et plutôt profiter du temps et de l’argent retrouvés pour peindre, tricoter ou voir vos amis? Est-ce que c’est d’arrêter de vouloir regarder tout ce qui débarque sur Netflix chaque semaine et garder vos soirées pour apprendre à faire du pain ou garder votre nièce que vous ne voyez pas assez souvent?

Il y a plein de choses à gagner en devenant minimaliste : du temps, de l’argent et de l’espace mental pour ce qu’on aime réellement.

Au cours des 18 premiers mois de notre démarche «officielle» vers le minimalisme, j’en ai beaucoup appris sur ma personnalité et mes centres d’intérêt. Je n’étais déjà pas du genre à magasiner à outrance ou à remplir mes armoires de trucs inutiles, mais il y avait quand même place à amélioration.

Je ne vous cacherai pas que j’ai fait quelques erreurs au passage. Après avoir vu le film Minimalism et avoir lu plusieurs articles sur le sujet, j’étais super motivée à me départir du superflus. Un peu trop peut-être? Il y a définitivement des trucs que je regrette avoir donné. Rien qui ne m’attriste vraiment, mais maintenant je me donne un petit temps de réflexion avant de me départir de l’une de mes possessions. Je me donne aussi la permission de garder certains souvenirs qui sont plus précieux pour moi. Le minimalisme est supposé vous aider à focuser sur ce qui est important pour vous, ce n’est pas une course à savoir qui aura les armoires les plus vides. L’équilibre est dur à trouver, je ne vous le cacherai pas. Je ne veux pas tout jeter, mais je ne veux pas tout garder non plus.

Parmi les trucs les plus difficiles à laisser aller, je trouve que les cadeaux offerts par nos proches sont au top du palmarès. Maintenant, je préfère ne pas en recevoir, ou je fais une liste de trucs dont j’ai besoin (pour les gens qui sont incapables de ne pas donner un truc physique). Il m’arrive de refuser directement certains cadeaux, mais lorsque la situation est plus délicate, je l’accepte mais le met directement dans une pile de donations en arrivant à la maison. Par contre, pour les trucs qui se trouvent déjà dans mes armoires, ou la la, ce n’est pas facile. C’est comme si le cadeau était une représentation de l’amour que mon proche a voulu me démontrer. Pas facile de s’en départir comme si de rien n’était! Il y a des trucs qui sont trop chargés d’émotions et de souvenirs donc je les conserverai probablement toujours. Moi j’y trouve du bonheur alors tant pis si ça ne plaît pas aux puristes.

Côté garde-robe, j’ai réalisé que j’aimais avoir du choix. Je ne pense pas être dans l’excès, mais j’ai au moins 5 paires de pantalons par saison (plus l’été si on compte les culottes courtes) et probablement une quinzaine de hauts, en plus de deux ou trois robes ainsi que mes vestes ou manteaux. Je ne me casse jamais la tête avec cette sélection. Ce sont tous des vêtements qui me font (adios les jeans trop serrés), qui sont en bon état, dans lesquels je suis confortable (exit les robes moulantes de quand j’avais vingt ans) et que je porte régulièrement. Si je réalise que j’ai boudé un vêtement une saison complète, c’est qu’il ne remplit pas un de ces critères alors je le donne ou lui trouve une deuxième vie (un vieux t-shirt fait une formidable guenille). Il y a quand même des exceptions : j’ai une robe et une paire de souliers noirs que je n’utilise qu’en cas de funérailles (je n’aurai pas la tête à courir les magasins pour trouver une robe noire et des accessoires si jamais il arrive quelque chose de tragique, je préfère être prête), un top en paillette que je porte uniquement les 31 décembre (en espérant que mes amis aient la mémoire courte) et deux robes du temps des Fêtes que je peux aussi porter pour un mariage ou un autre événement plus chic. Je pourrais vivre avec moins donc je ne remplace plus les vêtements que je donne. Mais est-ce que je vais me rendre à une garde-robe 333 un jour? Pas sûr… Par contre, je fais tellement attention à mes vêtements que je risque de porter le même stock en 2040. 😉

Finalement, pour la déco aussi je ne suis pas typiquement minimaliste je crois. Je déteste les bibelots et ma collection de livres s’élève à environ 5 tomes, mais j’adore mon mur de cadres (ce sont des photos de voyage), ma quinzaine de plantes (11 vraies et 4 fausses) et mes deux bougies hipsters faites à Montréal. Bref, si vous me rendez visite, vous n’aurez pas l’impression d’entrer dans un havre minimaliste et c’est très correct. Tant que mon chum et moi on s’y sent bien, c’est ça l’important.

Je dirais que le plus gros changement au cours des 18 derniers mois, en dehors de tous les sacs que nous avons emmenés chez Renaissance, c’est surtout la conscience de ce qui entre maintenant dans notre appartement. Nous pesons davantage les pours et les contres avant d’acheter un nouvel item. Nous avons aussi une meilleure connaissance de ce qui nous est utile ou nous apporte du bonheur. Par exemple, j’ai donné tous mes livres de recettes parce que je vais toujours m’inspirer en ligne. Ça ne me donnerait rien d’en acheter des nouveaux. Antonin s’est départi de sa collection de DVDs parce que ses temps libres sont surtout consacrés aux jeux vidéos ou aux nouveaux films. Je n’ai plus de CD ou de livres physiques parce que tout est facilement accessible en numérique maintenant. Certains adorent tenir un livre en papier dans leurs mains, mais ce n’est pas mon cas. Nous avons aussi réalisé que nous n’avons pas besoin d’extracteur à jus, de machine à pain, de presse-panini ou de gaufrier. Bref, le minimalisme nous a permis de vraiment cerner nos besoins et nos centres d’intérêt.

J’espère que vous avez aimé l’article d’aujourd’hui! Je vous partage mon expérience pour démontrer que le minimaliste n’est ni blanc ni noir, c’est le ton de gris qui vous convient à vous!

Pour mes autres articles sur le minimalisme :

N’hésitez pas si vous avez des questions pour moi! Ou des suggestions de sujets liés au minimalisme que vous aimeriez que j’aborde!

À bientôt!

alexe

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