Défi sans gluten!

Bonsoir!

J’ai passé une bien meilleure journée qu’hier, merci de vos encouragements! 🙂

Tel que promis hier soir, voici mes conclusions du défi sans gluten!

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(source de l’image)

Tout d’abord, si vous l’avez manqué, je vous suggère fortement de lire l’article qui a inauguré le défi sans gluten avant de vous attaquer au reste de cette chronique. Vous y trouverez tous les détails sur ce qu’est le gluten et la maladie de coeliaque ainsi que ses symptômes et ses conséquences à long terme.

Personnellement, j’ai décidé d’attaquer ce défi pour me mettre dans la peau de quelqu’un qui doit vivre avec une intolérance au gluten de la même manière que je m’étais mise dans les souliers d’une personne atteinte de diabète lors du défi sans sucre ajouté.

Cette expérience m’a appris beaucoup! Tout d’abord, il a été beaucoup plus facile pour moi de vivre 21 jours sans gluten que 21 jours sans sucre. Les choses se compliquent si on mange souvent au restaurant (là, ça devient vraiment pas évident) mais, si on prépare soi-même ses repas, on n’a pas à se priver de rien.

Mes plus belles découvertes lors de ce défi :

En fait, bien que cette liste contienne certaines des meilleures recettes et des meilleurs produits jamais présentés sur soya et chocolat, la plus grande découverte que ce défi m’a permis de faire ne s’y trouve même pas. Laissez moi vous expliquer.

Pour la petite histoire…

Je souffre de problèmes de digestions depuis aussi longtemps que je me rappelle. Ma mère souffre de problèmes digestifs, ses frères et soeur aussi, bref, de la manière que je voyais ça, c’était dans ma génétique, point à la ligne. Il fallait vivre avec et c’est ce que j’ai fait.

Je n’ai jamais trop trop abordé la question sur le blogue (sauf au début de l’année où je pensais que ma consommation grandissante de fibres avait aggravé le problème) parce que, de un, mes problèmes gastro-intestinaux n’intéressent probablement personne et, de deux, je croyais que c’était ma destinée.

Je suis bien allée voir un médecin il y a quelques années (j’étais prête à croire que j’avais un cancer de l’estomac à ce moment-là tellement les douleurs étaient pénibles) mais je n’ai jamais eu de nouvelles de mes tests donc j’ai assumé que tout était beau et que j’avais simplement des problèmes à digérer certains aliments.

ATTENTION : la suite de cet article pourrait rendre certaines personnes inconfortables. Si vous détestez en savoir trop à propos de la vie de parfaits inconnus (too much information comme on dit), je vous suggère d’arrêter de lire ici. Considérez-vous prévenus.

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Parlons des vraies affaires…

En gros, je souffre souvent de ballonnements, de gaz, de douleurs à l’estomac et de constipation. Chouette non?

Les douleurs à l’estomac sont les plus difficiles à supporter. Ce ne sont pas des brûlures. J’ai plutôt l’impression qu’on y coule du ciment. La moindre pression me donne l’impression qu’il va exploser. Même faire une «colle» (ou à Montréal on dit une caresse je crois) à quelqu’un est hors de question.

Le fait d’avoir besoin des toilettes moins souvent qu’il ne faut sortir les poubelles n’est pas de tout repos non plus. Dans ces moments-là, je me sens lourde, fatiguée et énorme.

Heureusement, les gaz et les ballonnements sont moins fréquents. Malheureusement, ils sont 100 fois plus embarrassants! Quand c’est rendu que vous priez le ciel que personne ne prennent l’elliptique à côté de vous au gym, vous avez un problème…

La bonne nouvelle

Il semblerait que le gluten soit la source du problème! Lors de mes trois premières semaines sans gluten, j’avais noté une nette diminution de mes symptômes mais je me disais que c’était probablement un effet placebo. À la fin des trois semaines, j’ai mangé un pain à hamburger régulier ainsi que plusieurs tranches de pain aux carottes. Malheur! Moi qui était devenue si «régulière» (hum hum), j’étais de retour à la case départ.

Après une semaine, j’ai donc repris mon «défi» sans gluten tout en consommant des produits contenant du gluten à l’occasion pour voir s’ils semblaient m’affecter. Mon verdict : toutes les sauces qui contiennent du gluten me donne des ballonnements (la sauce soya me donne l’impression d’avoir une machine à bulles à la place des intestins entre autre) et des gaz. Mon estomac devient également douloureux pour quelques heures suivant le repas.

L’avoine ne semble pas m’affecter du tout. En fait, les scientifiques ne s’entendent toujours pas sur sa teneur en gluten donc je n’avais aucune idée si je devais me méfier ou non. Il semblerait que non.

Je n’ai toujours pas réessayé de produits contenant de la farine de blé et j’avoue que j’ai un peu peur de le faire. Voyez-vous, j’aime aller aux toilettes à tous les jours (je viens de perdre les derniers lecteurs qui me restaient avec cette phrase-là…). Je considère ça comme une bénédiction extraordinaire. Ceux qui n’ont jamais souffert de problèmes de digestion ne peuvent pas comprendre comment c’est euh… libérateur. Geez, je ne peux pas croire que j’écris tout ça.

Bref, je vais manger un produit contenant du blé lorsque ça en vaudra vraiment la peine pour voir l’effet que ça aura sur mes intestins mais, en attendant, je profite de ma digestion améliorée. 🙂

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Au final

Comme je ne pense pas être atteinte de la maladie de cœliaque, je vais me faire plaisir à tremper mes sushis dans la sauce soya quand ça me plaît mais en sachant ce qui m’attend par la suite. Sur une «date», je vais probablement éviter la sauce soya et manger mes sushis natures. 😉

Si j’ai le goût d’une belle tranche de pain croûté, je vais me faire plaisir aussi.

Toutefois, avec mes nouvelles recettes sans gluten et tous les autres petits trésors de la blogosphère qui n’attendent que d’être essayé, je suis certaine de pouvoir m’en passé sans me sentir priver de quoi que ce soit.

En terminant, Vanessa a re-twitté un article intéressant (en anglais malheureusement) aujourd’hui concernant les gens qui choisissent des aliments sans gluten alors qu’ils ne sont ni-intolérants ni cœliaques et ceux qui diabolisent le gluten à des fins marketing. Personnellement, je ne crois pas que j’imagine les bienfaits sur mon organisme mais, si c’est las cas, j’aimerais bien continuer d’y croire aussi longtemps que possible parce que je me sens vraiment mieux. Bref, effet placebo ou non, campagne publicitaire ou non, recherches scientifiques ou non, si je trouve un truc qui soulage mon estomac et mes intestins, j’endosse!

N’hésitez pas à me poser toutes vos questions! Rendue-là, je n’ai plus de secret pour vous!!

Voyez une suite à cette article : Le sans gluten, une mode passagère?

Bonne soirée!

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