Zéro déchet : les 5 «R»

vrac et bocaux

Bonjour bonjour!

Et oui, on parle encore de zéro déchet aujourd’hui alors que je me réveille au doux son des klaxons new yorkais. 😉 J’ai profité de notre défi de septembre non pas uniquement pour changer mes habitudes, mais pour comprendre le raisonnement derrière ce mouvement. J’ai dévoré une tonne de blogues, d’articles de journaux et de vidéos YouTube au cours des trois dernières semaines et je dois avouer que ce que j’y ai appris a éveillé ma conscience et m’a fait réévaluer beaucoup de mes habitudes de consommation. J’ai réalisé à quel point ce mouvement était nécessaire en 2017.

Je ne veux pas vous assommer sous une tonne d’informations (et je ne suis pas une experte en la matière non plus), alors commençons simplement par la base du zéro déchet :

Les 5 «R» 

  • Refuser ce dont nous n’avons pas besoin
  • Réduire ce dont nous n’avons pas besoin
  • Réutiliser ce qui est réutilisable
  • Recycler ce qu’il est impossible de refuser, réduire ou réutiliser
  • Rot (composter) le reste

Voici quelques exemples des cinq «R» en action :

Refuser : apposez un auto-collant sur votre boîte aux lettres pour ne plus recevoir les circulaires (ils sont tous disponibles en ligne, pas d’excuse!), ne prenez pas un sac ré-utilisable systématiquement (on nous en offre souvent comme cadeau en boutique maintenant, mais si vous en avez déjà 20 à la maison, est-ce vraiment nécessaire d’en ajouter un de plus à votre collection?), refusez les dépliants qu’on vous tend dans la rue ou les échantillons qu’on essaie de vous refiler en pharmacie (non merci, je sais que j’ai l’air en âge de procréer, mais je n’ai pas besoin d’un échantillon de crème pour vergetures). Trimbalez vos sacs réutilisables avec vous dans le cas d’une virée impromptue à l’épicerie et votre tasse en verre pour les cafés à emporter (aucun établissement ne va refuser de vous servir votre boisson dans votre propre tasse) pour ne pas avoir à opter pour des options jetables.

Réduire : un peu comme le minimalisme, il suffit de diminuer notre consommation de biens pour n’acheter que l’essentiel. Vingt paires de jeans? Six bouteilles d’eau réutilisables? Treize paires de souliers de course? Un produit nettoyant pour la toilette, un pour les comptoirs, un pour les vitres et j’en passe… Avons-nous réellement besoin de toutes ces choses? Je ne vous dis pas de réduire votre garde-robe à vingt morceaux ou de partager la même serviette de douche à quatre, mais simplement de faire le tri dans ce que vous utilisez réellement, de vendre ou donner le reste, et d’éviter d’acheter juste pour le plaisir de consommer. Si vous avez absolument besoin d’un nouvel item (vêtement, électro, cellulaire, etc.), pourquoi ne pas d’abord regarder du côté des petites annonces? Il y a sûrement quelqu’un quelque part qui essaie de se départir de cet item qui lui est inutile, mais qui vous comblerait de bonheur. Ça évitera de créer une demande pour du neuf, alors que plein de trucs crépissent oubliés dans des fonds d’armoires.

Réutiliser : pourquoi acheter des essuies-tout alors que des guenilles faites de vos vieux gilets ou débarbouillettes font très bien la job? Oui oui, même pour la toilette ou le pipi du chien! Suffit de le laisser sécher puis de le mettre au lavage avec les serviettes pour la prochaine brassée. Aussi, vos feuilles d’assouplisseur peuvent être remplacées par des linges anti-statiques naturels qui seront bons à vie (ou par rien du tout, mais nous n’arrivions pas à nous débarrasser de la statique)! Il y a une option réutilisable ou plus écologique pour à peu près tout ce qui se trouve dans votre maison. Ne partez pas en peur en essayant de tout remplacer à la fois. L’idéal c’est de trouver une deuxième vie ou utilité aux objets que vous avez déjà sous la main (comme pour les vieux linges) ou de remplacer les items un à un lorsque vous terminez vos produits jetables. Lorsque vous arriverez au fond de votre contenant de savon à lessive ou à vaisselle, pourquoi ne pas le rincer et l’amener dans un centre qui en fait le remplissage? Il y a des éco-centres dans à peu près toutes les villes, suffit de chercher un peu. Il existe aussi des noix de lavage, mais elles ne semblent pas faire l’unanimité. Bref, c’est juste un exemple parmi tant d’autres.

Recycler : recycler, c’est mieux que rien, mais ça ne devrait vraiment pas être votre premier choix pour plusieurs raisons. Au Québec, seulement 14% du verre est recyclé et le papier qu’on dépose dans nos bacs l’esprit tranquille est souvent envoyé en Chine. Le plastique quant à lui ne supporte pas très bien la chaleur alors il ne peut être recyclé qu’une seule fois, il sera donc transformé en objets non-recyclables par la suite (textile, auto-collant, revêtements de sol, etc). De plus, cet objet que vous envoyez au recyclage a nécessité des ressources (matière première, énergie de transformation et transport) pour arriver jusqu’à vous, et il en faudra encore plus pour lui donner une «deuxième vie». C’est très taxant pour la planète toute cette consommation. Voilà pourquoi il vaut mieux le refuser, le réduire ou le réutiliser avant de le placer dans votre bac bleu.

Rot (composte) : nous sommes vraiment chanceux à Montréal parce que la ville nous offre maintenant de composter tous nos déchets de table pour nous! Quel bonheur! Nous l’attendions depuis tellement longtemps! Si vous vous demandez à quoi bon composter (parce qu’après-tout, un coeur de pomme devrait pouvoir se décomposer même s’il n’est pas entouré de ses semblables non?), voici un extrait du site du développement durable du Québec :

Les biogaz générés par la décomposition anaérobique (en l’absence d’un apport d’oxygène) des matières organiques éliminées dans les lieux d’enfouissement sont une importante source de méthane. Le méthane est un gaz à effet de serre qui est considéré 21 fois plus dommageable que le dioxyde de carbone pour sa contribution à l’effet de serre. (source)

Heureusement, au Québec, il existe des initiatives pour brûler le méthane pour le transformer en CO2, moins dommageable pour l’environnement, ou le transformer en énergie, ce qui pourrait compenser d’une certaine façon les émissions de gaz à effet de serre (compenser, mais pas faire disparaître. Ce n’est pas parce que je dépose un bisou sur ta joue que ça annule la claque dans la face que je viens de te donner hein…). Selon Recyc-Québec, le compostage offre un meilleur bilan en ce qui a trait à la réduction d’émissions de gaz à effets de serre comparativement à l’enfouissement.

Voilà en gros tout ce qui m’a porté à réfléchir depuis le début de notre défi zéro déchet. Nous faisions déjà des efforts pour réduire notre consommation d’objets jetables ou recyclables, mais ça m’a convaincue de redoubler d’ardeur pour aider à préserver notre belle planète bleue pour les générations futures.

Le plus difficile est de sentir qu’on fait une différence, parce qu’on se sent souvent bien seuls avec ces valeurs écologiques (je dirais la même chose pour le végétarisme). Une chance qu’il existe une belle communauté sur les réseaux sociaux, ça permet d’échanger avec des gens qui partage les mêmes buts, d’apprendre, de s’inspirer et se moins se sentir comme une goutte d’eau dans l’océan.

À bientôt!

alexe

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2 réflexions sur “Zéro déchet : les 5 «R»

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