Le goût du sucre

Bonjour!

Maintenant que Noël 2010 est derrière nous, il ne nous reste plus qu’à célébrer le Boxing Day! Adolescente, j’étais aux portes des magasins au moins 30 minutes avant l’ouverture, de un pour éviter le trafic et de deux, pour profiter des meilleurs soldes. Mes jours de magasineuse acharnée sont loin derrière moi! Il faudrait me payer vraiment cher pour que j’accepte de mettre les pieds dans un centre commercial aujourd’hui. À quoi bon de toute façon? Le Père Noël a été tellement généreux avec moi cette année que tous mes voeux ont été comblés! Quelques commandes Internet ont été passées hier après-midi pour quelques souhaits de dernière minute… J’adore quand les postiers m’amènent des présents, ces petits messieurs sont généralement beaucoup plus mignons que Santa. Le gros habit en velours rouge et en fourrure blanche ne me titille pas tellement. 😉

Trêve de niaiseries, voici, malgré un petit retard dû aux célébrations des derniers jours, mes conclusions suite au défi sans sucre ajouté.

singe

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Un peu d’histoire

Tout le monde, à quelques exceptions près, aime le sucre ou les mets sucrés. Cette attirance pour ce que nous appelons maintenant nos péchés mignons remonte au tout début de l’évolution humaine.

Tout d’abord, comme je l’ai souvent mentionné auparavant, les glucides sont nécessaires à notre organisme. Ils agissent à titre de carburant pour les cellules musculaires et plus important encore, pour les cellules nerveuses. L’hypoglycémie, un manque de sucre dans le sang, peut entraîner des étourdissements, des faiblesses et même une perte de conscience. Pas étonnant donc que notre cerveau s’assure que le sucre plaise à nos papilles!

Toutefois, le plaisir associé à la consommation d’aliments sucrés remonte à bien plus loin dans l’histoire. On parle de la pré-histoire ici! En effet, nos ancêtres poilus étaient génétiquement programmés pour apprécier le sucre afin qu’ils choisissent les fruits les plus mûres et surtout pour les tenir éloignés des fruits toxiques au goût amer. Notre dent sucrée est donc, dans un premier temps, née d’une question de survie.

Bien que cette notion ne s’applique plus vraiment (les risques qu’on manque de nourriture sont plutôt minces de nos jours), notre amour pour le sucre est toujours bien ancré dans notre génétique. Malheureusement, au 21e siècle, il s’agit davantage d’un problème que d’une bénédiction.

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(source de l’image)

Conditionnement

C’est bien connu, les enfants aiment le sucre. Ils développent un goût pour les sucreries bien avant d’aimer les aliments amers (on vient de comprendre pourquoi plus haut). En leur donnant des jus, des boissons, des bonbons, du chocolat et autres gâteries, on entretien ce penchant pendant des années.

En grandissant, j’avais droit à un dessert après tous mes repas. Un petit gâteau, quelques biscuits au chocolat, etc. J’ai mis des années avant de réaliser qu’un yogourt, une compote de pomme ou un simple fruit pouvaient également être considérés comme des desserts.

Dès ma tendre enfance, j’ai donc été conditionnée à finir tout mes repas par une sucrerie. Une habitude bien difficile à délaisser même une fois qu’on en prend conscience. Quand, après mes deux années au collège, j’ai réalisé que mes choix alimentaires avaient entraîner une certaine prise de poids, j’ai graduellement échangé les petits gâteau au caramel ou les Fudge-O par des yogourts ou des fruits. Il y a toujours beaucoup de place dans ma diète pour le chocolat, le sirop d’érable ou toutes les autres gâteries qui me font plaisir, c’est simplement que j’ai davantage conscience des quantités et de la qualité des trucs que je savoure au quotidien.

Ma dent sucrée

J’adore cuisiner des muffins, des biscuits, des brioches et autres pâtisseries. Il suffit de jeter un coup d’oeil à ma liste de recettes pour s’en apercevoir! Bien sûr, j’aime tout autant les manger que les cuisiner.

Quand je croque dans un savoureux brownie double chocolat, une délicieuse brioche à la cannelle ou un très décadent gâteau mousse à l’érable, mon regard s’illumine. Une flamme s’embrase dans mon coeur et une sensation de douce chaleur m’envahit. Mes papilles sont au 7e ciel et le monde est soudainement plus beau.

Pourquoi vouloir mettre fin à ce plaisir alors? Par défi, tout simplement!

En 2010, il faut être ermite pour ignorer les effets néfastes d’une alimentation trop riche en gras et en sucre raffinés. Des milliers de personnes sont au prise avec des problèmes d’obésité, de glycémie irrégulière ou de diabète, et doivent suivre une diète stricte. Je voulais savoir comment moi, avec ma dent sucrée invétérée, j’arriverais à gérer une alimentation complètement dépourvue de sucre ajouté.

calendar (source de l’image)

Le défi

21 jours, ça me semblait être un nombre raisonnable. Suffisant pour être confrontée à différentes situations de la vie quotidienne mais pas excessif non plus pour éviter de devenir complètement enragée par les privations. Surtout que Noël était à nos portes. Pas question de regarder tout le monde dévorer les desserts du temps des Fêtes en restant dans mon coin!

Vendredi dernier, j’ai fait un petit retour sur les ajustements que j’avais eu à faire au cours du défi. Rien de bien compliqué. Il m’a surtout fallu revoir mes choix de déjeuners et temporairement éliminer mes sandwichs à la confiture puisque toutes celles que j’avais à la maison contenaient du sucre.

Là où les choses se sont corsées, c’est lors de mes visites au resto. C’est rare que je peux mettre la main sur des desserts végétaliens qui ne sortent pas directement de ma cuisine. J’ai donc eu un petit deuil à faire en sortant de La Faim du monde sans un brownie ou un morceau de gâteau.

J’ai aussi développé quelques frustrations en ce qui concerne le chocolat noir. Généralement, j’en mange quelques morceaux, 3 ou 4 fois par semaine. C’est un petit plaisir somme toute sain qui me permet de contrôler mes autres rages de sucres.

Finalement, j’ai tenté de contrôler mes envies de chocolat par maintes cuillères de beurre d’amande, de beurre d’arachide, de biscuits sans sucre ajouté, de fruits séchés ou de fruits frais. Pas mauvais me direz vous. Ça dépend des quantités…

sugar (source de l’image)

Mes conclusions

Je suis parfaitement consciente qu’une alimentation trop riche en sucre n’est pas saine. Toutefois, comme je m’assure d’avoir une diète variée et que mes petites gâteries ne prennent pas la place d’autres aliments plus nutritifs, je ne vois pas de problème à me faire plaisir de temps à autre.

Couper complètement le sucre ajouté de mon alimentation a généré des frustrations bien inutiles. Mon corps n’a pas besoin de sucreries, mais mon cerveau en tire une grande satisfaction…

Ainsi, si une approche prohibitive ne fonctionne pas, que faire? Plutôt que de se sentir coupable d’aimer le chocolat, le sirop d’érable ou les céréales sucrées, il faudrait plutôt apprendre à mieux gérer les quantités et la qualité des sucres qui entrent dans la composition de nos repas.

Fruits-and-Veggies (source de l’image)

Quelques trucs

  1. Toujours s’assurer que notre repas comporte des grains entiers, des protéines, des bons gras et beaucoup de légumes avant de penser au dessert.
  2. Si votre repas est plutôt riche en calories, optez pour un fruit en guise de dessert plutôt qu’un gros morceau de gâteau au chocolat. On équilibre, c’est tout.
  3. Accordez-vous un petit plaisir quotidiennement. Si vous savez que vous pourrez manger un autre biscuit demain, vous aurez moins tendance à vouloir passer au travers de la boîte à la fin du repas.
  4. Sélectionnez vos gâteries avec soin. Si on vous offre un beigne et que vous n’aimez pas vraiment les beignes, dites simplement «non». Gardez vous plutôt de la place pour le dessert décadent qui vous fait réellement saliver.
  5. Avant de vous précipiter sur la boîte de raisins au chocolat en fin de soirée, demandez-vous si vous avez réellement faim. Est-ce que vous mangeriez une branche de céleri? Si la réponse est oui, prenez-vous du céleri. Si la réponse est non, prenez des raisins chocolatés mais au moins, vous aurez pris conscience que c’est votre cerveau et non votre estomac qui veut manger.
  6. Arrêtez de culpabiliser. C’est du sucre, pas de l’arsénique, vous n’allez pas en mourir. Oui, même si vous avez dévoré la moitié de la boîte de Honeycomb en regardant un film de filles (pas que ça me soit déjà arrivé…). Demain est un autre jour, il sera toujours le temps de faire des meilleurs choix.
  7. Privilégiez les sucres naturels (comme les fruits) plutôt que les sucres raffinés.
  8. Cuisinez vous-même vos gâteries. Vous contrôlerez donc mieux la quantité et la qualité des sucres qu’elles contiennent.
  9. Utilisez de l’extrait de vanille ou des épices sucrées (cannelle, muscade, gingembre, clou de girofle) pour sucrer.
  10. SA.VOU.REZ. Appréciez chaque bouchée comme si c’était la dernière. Avec tous les gens qui meurent de faim sur la terre, mangez une pointe de tarte à la citrouille est un privilège. Ayez-en simplement conscience lorsque vous dégustez votre portion.

Finalement, il s’agit d’équilibrer et d’apprécier à sa juste valeur, au lieu de bannir, le sucre dans nos vies quotidiennes.

Pour participez au concours «À vous, de moi», répondez à la question suivante :

Quel est l’aliment donc vous ne pourriez vous passer?

Vous avez jusqu’au 31 décembre à minuit pour laisser votre réponse!

Bonne journée!

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