Le vrai début

Bonsoir!

Attention âmes sensibles, on parle de poids aujourd’hui. Si ce sujet vous rend inconfortable, allez faire un tour du côté des recettes pour aujourd’hui s’il vous plaît. 🙂

Ça va bientôt faire 18 mois que je me suis lancée dans l’écriture quotidienne de soya et chocolat sans jamais vraiment vous raconter comment ce virage santé a commencé pour moi. J’ai bien effleuré le sujet dans mon article sur mes anciens problèmes de genoux et comment la magie de l’entraînement les ont réglés, mais, jusqu’à maintenant, je me suis bien gardée de vous présenter toute la vérité.

Voyez-vous, quand vous êtes minces, vous ne pouvez pas parler de perte de poids sans soulever un vent d’indignation :  «Ben voyons, t’es toute petite!», «On sait bien toi, tu peux manger ce que tu veux…», «Tu ne sais pas ce que c’est que de devoir travailler fort pour perdre quelques kilos»

Et bien oui, je sais. Je suis passée par là moi aussi. Je n’ai pas toujours été «toute petite» et je suis loin de pouvoir manger tout ce que je veux. En fait, je mange TOUT ce que je veux mais en quantité raisonnable… Je ne le fais pas uniquement pour des raisons de poids, aucune nutritionniste ne vous dira que manger un demi-pot de beurre de peanut par jour est bon pour la santé. Il faut garder un œil sur ces chers gras saturés!

Je tiens à clarifier que je n’ai jamais souffert d’embonpoint non plus. Je n’étais simplement pas à un poids confortable pour moi mentalement, mon «happy weight» comme diraient les Américains. C’est une autre raison qui m’a retenue de publier cet article plus tôt. Pour certains, le chiffre que m’indiquait la balance pourrait fort bien être leur poids santé autant au niveau physique que psychologique. Il ne faut absolument pas se comparer aux autres quand vient le temps de trouver son poids idéal! Nous avons tous des génétiques et des morphologies différentes!

Prenez ma sœur et moi en exemple (Gaby, je t’aime, j’espère que tu ne m’en veux pas de te prendre en exemple!) : on vient du même père et de la même mère mais on ne pourrait pas être plus différente l’une de l’autre au niveau morphologique.

(Grèce, 2009)

On s’entend qu’on a affaire à deux filles minces ici.

Ma sœur mesure 2 pouces (4,5 cm environ) de plus que moi, a des plus gros os et une bonne musculature au niveau des jambes. Elle a aussi un métabolisme de l’enfer (chanceuse) et un ventre plat (doublement chanceuse).

Moi, j’ai la «shape» de ma mère. J’ai des os minuscules et beaucoup de difficulté à développer du muscle ou des rondeurs. J’appelle ça affectueusement mon «frame de chat». Si je prends du poids, c’est toujours au niveau de l’abdomen, jamais des cuisses (bouh), des fesses (bouhouh) ou de seins (bouhouhouhouhouh).

Ma sœur pèse environ 15 livres de plus que moi. Vous croyez que ça paraît sur la photo? C’est ce que je pensais. À mon poids à moi, ma sœur aurait probablement l’air anorexique.

Tout ça pour vous dire qu’il ne faut pas accorder trop d’importance aux chiffres sur la balance, ils ne sont qu’une fraction de la grande équation de la composition corporelle. Ceci étant dit, je tiens quand même à vous parler de mon cheminement parce qu’il est possible que certains d’entre vous soit à la conquête de leur poids idéal et je suis une preuve vivante que c’est possible de l’atteindre et de le maintenir.

 

(Australie, 2011)

Avant de commencer, entendons-nous sur un deuxième point : il faut travailler fort pour arriver à un poids santé mais, une fois qu’on y est, le maintenir ne devrait pas être une corvée. Si vous devez constamment vous priver pour garder les mêmes chiffres sur le pèse personne, vous êtes probablement sous votre «happy weight». Peu importe le nombre d’heures que vous passez sur le tapis roulant et le nombre de salades sans vinaigrette que vous consommez, si votre corps n’est pas d’accord, vous allez le savoir assez rapidement. Une fatigue continue, des maux de tête et une prise de poids malgré un régime strict et un entraînement régulier sont des signes qui ne trompent pas. Le but ce n’est pas de tous ressembler aux mannequins dans les magazines (de toute façon, même les mannequins ne ressemblent pas à leurs photos) mais bien de trouver un poids où vous êtes confortables autant mentalement que physiquement.

Ouf, c’est long mon affaire! On résume?

  •  Chacun doit trouver son propre poids idéal, il n’y a pas deux personnes pareilles, même des sœurs.
  • Une fois qu’on a atteint ce poids, il devrait être possible de le maintenir avec des habitudes de vies équilibrés mais sans se priver.

 

Ma perte de poids

 

(avant… printemps 2005)

Comme bien des jeunes, j’ai pris quelques livres lors de mes années de collège. J’ai quitté le nid familial à 17 ans pour étudier à Ottawa. Ma mère me préparait des plats maison congelés car je ne me débrouillais pas du tout en cuisine. Dans le temps, je n’aimais pas tellement les légumes mais j’adorais les biscuits au chocolat (attendez, ça, ça n’a pas changé!)!

Par la suite, j’ai déménagé à Montréal pour tenter de trouver du travail dans mon domaine mais c’est finalement à Québec qu’on m’a engagé… sur une émission de cuisine. Pas besoin de vous faire des dessins, j’ai bien sûr pris quelques livres supplémentaires là aussi. Après mon contrat, je suis revenue à Montréal et j’ai dû me trouver un emploi de cosméticienne dans une pharmacie car je n’arrivais pas à trouver de boulot en télévision. J’étais malheureuse et je passais mes émotions dans plusieurs de bols de céréales chaque soir.

Pour mettre fin à cette ascension qui me traumatisait de plus en plus, en 2005, je me suis inscrite au gym près de chez moi. J’ai commencé par aller à deux cours d’aérobie par semaine puis j’ai migré vers la salle de musculation et de cardio. J’ai pris quelques livres supplémentaire au passage…

Lorsque je suis allée acheter des vêtements de sports avec ma mère, j’ai éclaté en sanglots dans la cabine d’essayage. J’étais désespérée, je croyais que j’avais atteint un point de non-retour et que je n’y arriverais jamais. J’étais mal dans ma peau et je manquais cruellement de confiance en moi. Bref, soit je me prenais en main, soit je me tapais une belle dépression.

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 La suite demain…

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